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La grossesse au bout de la fourchette Envoyer
Articles et brèves par thème - Santé
Écrit par James Collier Diététicien   
L’alimentation est indissociable de la croissance du bébé
 
 
 

, de
la santé (et de la silhouette) de la future maman, mais l’équilibre n’est pas toujours évident entre plaisir, nécessité et sécurité. Comprendre le contenu de son assiette et l’apprivoiser est une démarche essentielle pour que l’alimentation devienne et demeure source de bien-être.

Structure d’une assiette

Les célèbres protéines, que l’on trouve dans les viandes, poissons et œufs, céréales pain et féculents, sont les briques de la construction fœtale et de l’adaptation du corps de la future mère à son état de grossesse. Elles représentent 12 à 15% des apports caloriques quotidiens.
Les glucides sont les sucres utilisés par le corps. Qui dit sucre dit énergie, et la grossesse en réclame ! 50 à 55% des calories quotidiennes proviennent de cette catégorie de nutriments. Bonbons, friandises et pâtisseries ? Non ! Les sucres contenus dans ces aliments sont trop rapidement et mal utilisés par l’organisme. Préférez leur les sucres dits « lents » (pâtes, riz, blé, maïs, pommes de terre, légumes secs…) générateurs d’énergie à long terme. Les consommer avec un légume (tomate, courgette, salade…) optimise leur utilisation et limite leur stockage sous forme de graisse.
Les lipides ou matières grasses, sont les mal-aimés de l’alimentation. Pourtant essentiels car pourvoyeurs d’énergie, ils assurent aussi le transport de certaines vitamines. Limiter les apports en lipides est préjudiciable à la santé et au développement du bébé et de sa maman. 30% de la ration calorique doivent être représentés par les lipides. Alterner huile d’olive d’arachide, de noisette, beurre ou margarine, sans négliger fromages, viandes et poissons gras offre un large éventail d’acides gras. Les oméga 3, dont l’équilibre avec les oméga 6 est reconnu, semblent jouer un rôle important dans l’apparition du « baby blues », cette déprime que subissent certaines femmes quelques jours après l’accouchement.

Autour de ces trois géants de l’alimentation, gravitent des minéraux discrets, des vitamines et oligo-éléments dont les teneurs, faibles à infimes, ont pourtant un impact énorme sur le déroulement harmonieux de la grossesse.
Du calcium, pour les os, le sang et les muscles, présent essentiellement dans les produits laitiers même allégés (1,2 à 2g nécessaires en cours de grossesse),
Du fer pour le sang et l’oxygénation cellulaire. Les besoins sont six fois supérieurs à la normale. On le trouve en quantité intéressante dans les abats, les viandes et les poissons. Il fait parfois l’objet d’une prescription médicale.
Du fluor pour la construction osseuse et dentaire.
Le magnésium champion de la régulation des équilibres intracellulaires en minéraux, intervenant au niveau des muscles du système nerveux et des os. Préférez les fruits secs et les coquillages au chocolat pour votre apport en magnésium !
Le phosphore des laitages et des fruits secs, intervient dans l’utilisation des graisses et le système nerveux.
Le couple sodium potassium règne sur l’équilibre des liquides dans le corps.

Cuivre iode cobalt zinc silicium manganèse sélénium… Ces oligo-éléments sont souvent les catalyseurs de réactions biologiques de l’organisme, impliqués également dans les défenses immunitaires et la lutte contre l’oxydation des cellules.
Cette assiette semble complexe ? Rassurez-vous, car dans l’ensemble, une alimentation variée et équilibrée couvre aisément tous les besoins de la femme enceinte et ne lui apporte que du bien-être. Et sauf cas particulier (mère très jeune, grossesses rapprochées, multiples, pathologiques…) un apport complémentaire en vitamines, minéraux et oligo-éléments n’est pas recommandé. C’est au médecin de juger de la pertinence d’une telle supplémentation, demandez-lui conseil au moindre doute.

Seul un apport supplémentaire en acide folique (vitamine B12) est aujourd’hui d’un intérêt manifeste car son rôle dans la fermeture du tube neural, future enveloppe de la moelle épinière, en début de grossesse est démontré. 0,4mg par jour idéalement prescrits avant la conception et durant les deux premiers mois de la grossesse limitent la survenue de ces malformations (spina bifida). La vitamine K est parfois prescrite 15 à 20 jours avant l’accouchement aux femmes suivant un traitement anti-convulsivant ou antituberculeux.
La vitamine C, stimulante et protectrice, aide aussi à l’assimilation du fer et du calcium. Croquez-la nature, dans les fruits et légumes crus !
La vitamine A, utile au système nerveux à la peau aux os et à la vision, est essentielle à la croissance. Beurre et poisson gras en sont riches.
La vitamine D (poisson, beurre œufs) renforce le système immunitaire de défense de l’organisme, intervient dans l’utilisation du calcium et la constitution des os et des dents. Une dose unique prescrite au début du septième mois renforce la calcémie néonatale.

Pour protéger vitamines et minéraux, évitez les cuissons violentes (fritures barbecue four très chaud) ils y sont sensibles ! L’idéal reste la consommation crue des fruits et légumes, avec leur peau, et la cuisson vapeur.

Des précautions et… du bon sens !
L’alimentation peut au cours de la grossesse être source d’inquiétudes. Toxoplasmose, pour celles qui ne sont pas protégées, salmonellose ou listériose constituent le trio de choc des cuisines. Quelques mesures d’hygiène assurent néanmoins une protection efficace de la future mère et de son enfant.
La toxoplasmose est liée aux chats. Evitez-les donc autant que possible et chargez une autre personne de s’en occuper (désinfection de ses litière et gamelles, soins et alimentation). Eloignez votre animal de la cuisine où il pourrait souiller par son passage, plan de travail, ustensiles et aliments. Désinfectez soigneusement et rapidement la moindre griffure.
Listériose et salmonellose ne font pas bon ménage avec la propreté ! Une hygiène rigoureuse dans la cuisine (plans de travail et frigo, aliments, ustensiles et … mains) vous protégera tout au long de votre grossesse. De plus ces bactéries sont sensibles à la chaleur et au froid. Bien cuire les aliments, à cœur, éviter les tartares et autres sushis sont des mesures efficaces. Veillez également à ce que la température de votre frigidaire soit inférieure à 4°C et aux dates de péremption des aliments.
Mercure, plomb, aluminium ou cadmium, ces métaux sont présents naturellement à l’état de trace, mais leur nocivité est grande en cas d’intoxication. Les grands poissons gras ont tendance à concentrer dans leur chair ces éléments. Même si les seuils toxiques sont élevés, il est conseillé de ne consommer qu’une fois par semaine ce type de poisson, au profit de petits poissons gras (sardines ou maquereaux).

Mise à jour le Mardi, 12 Juin 2007 21:43
 

 

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